Quand le coronavirus fait reculer le jour du dépassement

jour du dépassement

Trois semaines, c’est la durée que les mesures de confinement liées au coronavirus auront fait gagner à la planète. Cette année, le jour du dépassement devrait tomber aux environs du 22 août 2020, soit 3 semaines plus tard qu’en 2019.

Le « jour du dépassement », qu’est-ce que c’est ?

Le jour du dépassement, ou Overshoot Day est calculé tous les ans par une ONG américaine, le Global Footprint Network, en collaboration avec le WWF. C’est la date, chaque année, à laquelle les humains ont consommé pour boire, manger, se chauffer ou se déplacer, toutes les ressources que la terre peut produire en une année.

Pour mieux comprendre, imaginez la terre comme un compte en banque alimenté chaque année avec une somme fixe. Cette somme représente, en réalité, la biocapacité de la terre, c’est-à-dire sa capacité de régénération en un an. Vous, vous êtes l’humain et vous dépensez de l’argent, beaucoup d’argent. Cet argent dépensé, c’est l’empreinte écologique de l’homme, c’est-à-dire sa consommation annuelle en ressources écologiques. Le jour de l’année où vous avez dépensé tout l’argent disponible sur votre terre/compte en banque, vous commencez à vivre à crédit. C’est ce jour-là qui est nommé « jour du dépassement ».

Quand arrive le jour du dépassement, l’homme commence à drainer les réserves de l’écosystème. Il brûle les réserves de la planète. Mais ce n’est pas parce que la date est recalculée chaque année que les compteurs sont remis à zéro. Car pendant tous les jours, semaines et mois qui suivent le jour du dépassement, ce sont les réserves ancestrales de la planète qui sont consommées. Et elles ne sont pas infinies.

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En réalité, l’homme a commencé à piocher dans les réserves de la terre en 1970, année pour laquelle le jour du dépassement a été calculé au 29 décembre. Cette année-là, pour la première fois, l’humanité a entamé le capital écologique de la terre pendant 2 petits jours. Depuis, le jour du dépassement ne cesse d’avancer. En 2019, c’est le 29 juillet que l’humanité avait consommé toutes les ressources naturelles que la terre pouvait renouveler en un an ! Il y a quelques mois encore, rien n’indiquait que cette date allait reculer en 2020.

C’était sans compter sur l’épidémie de coronavirus…

En 2020, grâce au coronavirus, la terre a gagné trois semaines

Le Global Footprint Network, comme tous les ans, a calculé la date du jour de dépassement. Cette année, elle devrait tomber aux environs du 22 août, soit trois semaines plus tard qu’en 2019.

La raison qui explique ce recul est simple. Elle se nomme coronavirus. Le virus a, en effet, imposé un arrêt brutal à l’économie mondiale et à l’exploitation par l’homme des ressources naturelles, ce qui a eu pour conséquence directe la réduction brutale des émissions de CO2.

Ces trois petites semaines ne sont pourtant qu’une toute petite lueur d’espoir qui s’éteindra bien vite si nous ne changeons pas nos habitudes en profondeur.

En 2020, malgré la paralysie quasi totale dans laquelle a été plongée l’économie mondiale pendant près de 3 mois, il faudra tout de même l’équivalent de 1,6 planète pour rassasier les humains.

Prendre la pleine mesure des efforts à fournir

Cette épidémie nous permet de prendre la pleine mesure de l’effort à fournir pour sauver la planète des dégâts que nous, humains, lui infligeons depuis des décennies.

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Difficile, pourtant, de compter sur une pandémie pour nous forcer à prendre les mesures nécessaires au sauvetage de notre planète. Il est urgent d’arrêter de compter sur les grosses industries pour redresser la barre et de prendre, chacun, individuellement, des mesures pour inverser la tendance.

Depuis plusieurs années, déjà, le WWF et le Global Footprint Network incitent chacun d’entre nous à œuvrer pour renverser la situation.

Nos habitudes alimentaires, par exemple, pourraient, si tant est que nous en changions, offrir un répit précieux à notre planète. Dix jours en réduisant notre gaspillage alimentaire. Quinze jours de plus en diminuant de moitié notre consommation de viande.

Les transports, évidemment, sont également remis en question. Il suffirait que chacun fasse à pied, en transport en commun ou à vélo l’équivalent du tiers des distances qu’il effectue habituellement en voiture, pour faire reculer le jour du dépassement de 12 jours supplémentaires.

Bien évidemment, le chauffage et la climatisation sont également pointés du doigt. Mais d’autres solutions, moins évidentes, sont suggérées par l’ONG, par exemple, décider de confier son argent à une banque éthique qui adopte une politique responsable.

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