10 juil

Les appareils en veille coûteraient 2 milliards d’euros aux Français

Les appareils en veille représentent 11% de la facture d’électricité des Français, soit 86 euros par foyer et près de 2 milliards d’euros au total chaque année dont une partie pourrait être économisée, selon la deuxième édition du baromètre AFP-Powermetrix publiée mercredi.

Télévisions, consoles de jeu, box internet et autres lecteurs DVD en veille, chargeurs de téléphone laissés dans des prises… leur consommation correspond « à 7 à 8 ampoules nouvelle génération laissées allumées 365 jours par an et 24 heures sur 24 dans chacun des foyers français », selon l’étude.

Si le fait d’éteindre la lumière en quittant une pièce par exemple est un geste de sobriété bien connu, l’importance de cette « consommation passive », en pleine nuit ou quand le logement est vide, est beaucoup moins visible.

Plus que la production de deux réacteurs nucléaires

Elle représente pourtant une puissance électrique totale mobilisée en permanence de 82 watts par foyer en France, soit quelque 2.300 mégawatts, « encore plus que la production de deux réacteurs nucléaires » d’EDF.

Toute cette consommation n’est pas forcément de la gabegie, nuance toutefois Luc Terral, le codirigeant de Wattgo, la start-up qui réalise le baromètre.

« On a choisi une définition assez large, ce qu’on mesure, c’est tout ce qui reste branché et qui consomme sans qu’on le demande », explique M. Terral.

Une partie (environ 400 mégawatts) vient par exemple de la ventilation mécanique contrôlée, des extracteurs d’air visant à aérer les pièces humides (salles de bains, cuisines, toilettes) et qui est obligatoire dans les constructions récentes, ou encore de réfrigérateurs en phase passive.

Mais pour une grande partie, le consommateur a une influence.

« Ce qu’on a voulu décrire, c’est ce que coûte la veille dans le foyer en fin d’année, et c’est effectivement très lié au confort avec des matériels qui restent toujours branchés et qui consomment en moyenne 80 watts par foyer », ajoute-t-il.

La consommation de veille est en moyenne de 64 watts pour un foyer d’une personne, de 82 watts pour deux personnes et de 99 watts pour trois personnes ou plus, pour une facture annuelle d’environ un euro par watt de veille, selon le baromètre AFP-Powermetrix.

 

09 juil

Rapport d’activité 2012 du médiateur national de l’énergie

Autorité administrative indépendante créée par la loi du 7 décembre 2006 relative à l’énergie, le médiateur national de l’énergie présente son cinquième rapport d’activité. Celui-ci prend cette année la forme d’un abécédaire qui revient sur les temps forts de l’année 2012 et résume les grands enjeux de l’énergie portés par l’autorité.

Dans son rapport, le Médiateur national de l’énergie s’inquiète en particulier de la montée de la précarité énergétique et le regret que les pouvoirs publics ne s’emploient pas suffisamment à l’endiguer.

Les chiffres clefs en 2012

Energie consommée

1 kWh d’électricité coûte 14 c€ TTC environ en moyenne
1 kWh de gaz coûte 7,5 c€ TTC environ en moyenne
4 400 consommation moyenne d’électricité d’un foyer en 2012 en kWh *
12 200 consommation moyenne de gaz d’un foyer en 2012 en kWh *

Qualité de fourniture

7,5 % des litiges traités par le médiateur en 2012 concernaient la qualité de fourniture.
60 % des recommandations n’ont pas été suivies par ERDF.

Tarifs

1,5 M de clients raccordés au gaz sur 10,6 millions ont quitté les tarifs
réglementés.
1,9 M de clients résidentiels sur 30,7 millions sont passés aux tarifs de marché en électricité.
2 900 € Budget moyen consacré en 2010 par un ménage français à l’énergie : 1 600 € pour l’énergie domestique,
1300 € pour les carburants.
+32 % c’est la progression du budget annuel consacré par ménage à l’électricité et au chauffage entre 2000 et 2010 selon une enquête de l’Institut national de la consommation.

Précarité énergétique

En outre, 18 % des dossiers traités par ses services concernaient des personnes en difficulté de paiement, avec une dette moyenne supérieure à 1900 euros. En 2011, cette part se montait à 15 % avec une créance déjà de l’ordre de 1 900 euros. Et au sortir de l’hiver 2011-2012, un record a été atteint en juillet avec une proportion de plus de 25 % de dossiers, la dette s’élevant à 2 500 euros. Le baromètre Énergie- Info 1 a confirmé cette tendance : 42 % des Français ont limité leur chauffage pour éviter de trop lourdes factures et 11 % ont eu du mal à régler leur dû.

 

Au-delà des constats, plusieurs propositions concernent donc la précarité énergétique :
> donner aux Français de la visibilité sur l’évolution de l’énergie, et en particulier de l’électricité;
> mettre en place un fournisseurs de dernier recours pour les consommateurs résiliés pour cause d’impayés et qui n’arrivent pas à souscrire un nouveau contrat;
> mettre en place un chèque énergie via les APL (Aides Personnalisées au Logement), remplaçant les tarifs sociaux et les revalorisant significativement.

 

Consulter le rapport d’activités MNE_2012

Le site du Médiateur

03 juil

L’Energie bretonne

Jusqu’au 30 août 2013, la Maison de la Bretagne accueille « L’Energie bretonne », une exposition sur la politique énergétique de la Bretagne.

Inaugurée le 24 avril, cette exposition imaginée par la Région Bretagne présente la politique régionale en matière d’énergie. Maîtrise de la consommation, développement des différentes énergies renouvelables, sécurisation de l’approvisionnement énergétique : autour de ces trois grandes orientations, le Conseil régional mène une politique volontariste en matière d’énergie pour mettre en oeuvre  des actions et des solutions à l’échelle régionale dans ce domaine. En faisant de la maîtrise de la consommation et de l’essor des énergies renouvelables ses deux priorités, un « plan climat-énergie » régional a ainsi été élaboré. Espaces Info Energie, chasse aux économies avec les dispositifs EcoWatt et Trak’O Watts, opération « Vir’Volt ma maison », plan photovoltaïque dans les lycées bretons, développement des énergies marines renouvelables… La Région a mis en placede nombreuses mesures dans la lutte contre le changement climatique. A travers cette exposition, elle souhaite ainsi faire connaître sa démarche dans de domaine.

Sources et crédit: bretagne.fr