28 sept

Combien de CO2 dans mon steack hache ? 6,6 km en voiture

Un comparateur CO2 est né de la collaboration du cabinet Greenext, spécialiste du calcul de l’impact socio-environnemental des produits de grande consommation, et d’une toute nouvelle agence de datavisualisation, la bien nommée WeDoData.

L’objectif ? Dévoiler le poids CO2 des produits alimentaires les plus vendus en France, et rendre intelligible la lecture de ce poids. Car il faut bien reconnaître que l’étiquetage carbone, jusqu’à maintenant, ça ne nous parle pas vraiment !

Ainsi, sachez qu’une portion de vos céréales au chocolat préférés émet autant de CO2 qu’un cycle de 40 minutes sur votre sèche-linge (230 grammes de CO2). Pour 100 ml de lait demi-écrémé, c’est autant de CO2 émis qu’un réfrigérateur pendant 2 jours, 10 heures et 20 minutes (soit 140 grammes de CO2). Un petit verre de Cola ? 3h12 de télévision. Le même petit verre de jus d’orange ? 8h48 de TV !

Bref, autant dire que les comparaisons sont parlantes…

Un comparateur pédagogique et ludique

Et là est bien le but des équivalences présentées par l’application : “pas question de culpabiliser le grand public, mais d’ouvrir les yeux sur d’autres référentiels que les euros et les calories” explique Karen Bastien, journaliste fondatrice de l’agence de datavisualisation WeDoData, avant de poursuivre:

“Ce premier moteur CO2 de l’alimentation a été entièrement cocréé avec Greenext, l’un des spécialistes français de l’impact environnemental de notre consommation. Cette société, qui travaille habituellement avec les entreprises ou la grande distribution, a également le souci de sensibiliser le grand public, car c’est lui qui, dans quelques mois, sera dans les travées des magasins devant ses produits préférés et une nouvelle étiquette environnementale.

WeDoData ne pouvait qu’être intéressée par ce défi : informer de façon pédagogique et ludique. Le CO2 va être un nouveau référentiel de notre quotidien. Le prisme monétaire est très insuffisant, on le voit aujourd’hui, pour penser notre économie. Il nous semblait essentiel de mettre en parallèle ces produits alimentaires – les 34 les plus vendus en France – et une action que le grand public “mesure” déjà, comme les kilomètres parcourus en voiture ou le nombre d’heures de télévision. C’est, j’espère, par la multiplication de ce genre d’outils que de nouveaux repères vont faire leur apparition.”

Découvrir le Greencode-info

17 sept

Politique energetique bretonne : des moyens pour accroitre l’autonomie

Région fortement dépendante en électricité, la Bretagne mise sur le développement des énergies renouvelables pour en finir avec cette situation. Son objectif : augmenter sa production électrique de plus de 25 % d’ici 2020.

A l’occasion du Congrès du gaz Paris 2011, une table ronde sur “la production décentralisée et les systèmes énergétiques de demain“ a rassemblé différents acteurs du secteur: GDF Suez, le Club ATEE, GrDF mais également la région Bretagne. Une occasion pour cette dernière de présenter les avancées ainsi que les objectifs de son Pacte électrique breton, mis en place fin 2010.

En effet, ne produisant que 8,5 % (environ 1,3 GWh) de l’électricité qu’elle consomme, la Bretagne est fortement dépendante des autres régions. La croissance préoccupante des consommations de pointe (+23 % entre 2002 et 2010) n’a fait que renforcer les craintes. Pour éviter que la Bretagne ne reste une péninsule fragile énergétiquement, elle s’est fixée comme objectif d’augmenter considérablement sa production électrique, avec 34 % d’autonomie à l’horizon 2020. Outre le projet d’une nouvelle centrale à cycle combiné gaz d’une puissance de 450 MW, la région prévoit surtout le déploiement massif des énergies renouvelables pour arriver à 3.600 MW dans un peu moins d’une décennie.

Etat des lieux et objectifs pour les énergies renouvelables
79 % de la production électrique de la Bretagne est issue des énergies renouvelables, avec notamment 43 % pour l’éolien et 28 % pour l’énergie marémotrice. Dans son Pacte ainsi que dans son prochain schéma régional, elle souhaite augmenter sa part d’énergie éolienne de 740 MW en 2010 à près de 2.800 MW en 2020, dont 1 GW provenant de plateformes offshore.

Selon Dominique Ramard, Président de la Commission environnement du Conseil régional de Bretagne, plusieurs projets sont ainsi en cours et plusieurs parcs éoliens devraient bientôt installés. Dans la Baie de Saint-Brieuc, un parc éolien offshore de 500 MW sera implanté et opérationnel fin 2015. « Malgré l’installation attendue de nombreux parcs, le classement des éoliennes en ICPE risque d’avoir un impact. Mais la Bretagne se veut confiante quant à l’atteinte de l’objectif fixé », appuie l’élu.

Cette situation est comparable avec celle du photovoltaïque touchée de pleins fouets par le moratoire instauré par l’Etat en fin d’année dernière. Avec une capacité installée de 30 MW, la région espère arriver à 400 MW d’ici 2020. Cet objectif ambitieux reste atteignable grâce notamment à l’instauration, en mai 2011, d’un mécanisme de soutien sous forme d’avance remboursable. « Les prêts étaient nécessaires pour aider les particuliers et les entreprises souhaitant mettre en place des systèmes de production d’énergie solaire à franchir cette crise. Cette aide devrait normalement être bénéfique aux installateurs de la région, dont certains projets conçus avant le moratoire ne sont désormais plus viables économiquement », souligne Dominique Ramard. Cela est illustré par l’entrepreneur breton, Franck Le Borgne, qui avait entamé une grève de la faim pour protester contre le régime sec imposé à la filière.

Par ailleurs, avec le soutien de la région, une charte signée par les différents installateurs de centrale solaire vise à redorer le blason de la filière photovoltaïque. Elle prévoit même une solidarité entre les acteurs du secteur dans le but de les aider et également rassurer les futurs acquéreurs de systèmes photovoltaïques.

Pour augmenter la capacité en solaire, le Conseil régional de Bretagne a aussi décidé de développer le photovoltaïque sur le patrimoine régional. Une évaluation de toutes les surfaces disponibles est en cours et permettra d’engager un grand plan d’infrastructure.

Les petites énergies renouvelables également visées
Comme annoncé dernièrement, la première hydrolienne sera installée d’ici quelques jours au large de Paimpol Bréhat. Ce projet sera suivi par d’autres, notamment celui de Sabella. Après avoir été testée à l’embouchure de l’Odet en 2008, un modèle d’hydrolienne, appelée Sabella D10 et équipée d’une hélice de 10 mètres de diamètre, sera installée dès 2012 près de l’Ile d’Ouessant. Actionné par le flux du Fromveur, un courant marin, ce dispositif pourrait fournir jusqu’à 500 MW d’électricité par an. A terme, c’est une ferme hydrolienne qui devrait pratiquement couvrir les besoins énergétiques de l’île.

En outre, à proximité de Bréhat, le site pilote d’EDF devrait également accueillir une plateforme d’essais pour les technologies hydroliennes. Le site devrait utiliser la même liaison électrique, voire le même convertisseur que les quatres hydroliennes du groupe. Ce site d’essai constitue un des axes de France Energies Marines, projet d’Institut d’excellence dans les énergies décarbonnées, déposé dans le cadre de l’appel à projets au titre des investissements d’avenir et qui a déjà été présélectionné. L’attribution définitive des subventions devrait intervenir incessamment.

La cogénération fait également partie des énergies que la Bretagne souhaite développer. Actuellement, 92 MW sont installés et, selon une étude de l’Ademe, le potentiel de la région serait de 130 MW à terme. Cette technique est très appréciée par les serristes qui profitent de la production d’énergie thermique et électrique. Même si l’électricité est revendue à EDF, les agriculteurs utilisent la production de chaleur pour leurs serres et également le CO2. Une énergie à coût à peu près fixe qui diminue l’impact de la fluctuation importante des prix des légumes pour le producteur.

Focalisant aussi l’attention du Conseil régional, la méthanisation apparaît également comme une bonne solution pour produire de l’énergie, tout en traitant des déchets. Mais, pour développer ce procédé sur le territoire, l’aide de la région sera conditionnée à l’instauration d’une bonne entente locale. L’implication des acteurs locaux sera nécessaire pour faciliter la collecte de déchets et d’effluents ainsi que pour trouver de bons débouchés de valorisation de la chaleur produite.

Cette implication des collectivités territoriales est très importante dans le développement de production décentralisée d’énergies. « Le Grenelle de l’environnement a été bénéfique pour cette mobilisation car, à travers la compétence donnée aux régions, cela permet de donner plus d’importance aux collectivités qui s’engage réellement à mieux gérer la production d’énergie ainsi que les consommations », avance Dominique Ramard.

Une maîtrise de la demande en énergie
Avec le développement des énergies renouvelables, le Pacte électrique breton repose aussi sur la maîtrise de la consommation d’énergie. L’objectif est de diviser par 2 à l’horizon 2015 (- 950 GWh), puis par 3 d’ici 2020 (- 1.200 GWh) la croissance de la consommation d’électricité.
Ce pacte a, par ailleurs, permis de mieux cerner une grande partie des enjeux énergétiques de la région. Prévu fin 2012, le Schéma régional air, climat, énergie (SRCAE) de Bretagne se servira ainsi de ses travaux pour bien préciser son volet énergétique.

Source: Actu-environnement

17 sept

Du 15 au 21 octobre 2011, c’est la Fete de l’Energie !

La Fête de l’Energie se tiendra du 15 au 21 octobre 2011, dans toutes les régions de France.

Elle a pour objectif de vous faire mieux connaître le réseau des Espaces INFO ENERGIE (EIE) et vous permettra de rencontrer des spécialistes qui peuvent vous aider à faire les bons choix pour faire des économies d’énergie dans votre logement : aides financières, chauffage, isolation, énergies renouvelables.
Au cours de cette semaine, les EIE proposeront de multiples animations gratuites (portes ouvertes, conférences, animations pédagogiques, visites de site…) pour favoriser la rencontre avec le public…

Consultez le programme complet des animations en Ille et Vilaine.

À cette occasion, la Bretagne se mobilise pour diminuer sa facture d’électricité !
Vous aussi rejoignez le mouvement ! Inscrivez-vous pour être l’une des familles sélectionnées pour participer à l’opération et recevoir un accompagnement gratuit d’un conseiller de l’espace Info Energie de votre territoire.
Plus d’informations ici.